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Jeudi 26 février 2026
Anthropic sous-vend-il ses abonnements ou surtaxe-t-il son API ?
Comme je l'ai mentionné dans cette note, les abonnements Claude sont beaucoup plus économiques que l'offre par API :
- L'offre Pro à $20 est 8 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $163
- L'offre Max 5x à $100 est 13,5 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $1354
- L'offre Max 20x à $200 est 13,5 fois moins chère que l'offre API (pay as you go) : $2708
Un ami me demande à ce sujet :
Est-ce qu'ils sous-vendent leur abonnement (Claude Pro, Max…) ou est-ce qu'ils arnaquent en pay as you go (via l'API) ?
Je n'ai fait aucune recherche à ce sujet, mais voici les explications qui me viennent à l'esprit.
Toute organisation opérant un service numérique gourmand en ressources — qu'il s'agisse de puissance de calcul ou de stockage — doit trouver un équilibre pour rentabiliser une infrastructure coûteuse sur un usage moyen, tout en absorbant des pics de charge qu'il serait trop onéreux de provisionner en permanence, même lorsqu'ils sont prévisibles.
Par exemple, Twitter dans ses premières années (2007-2012) était célèbre pour sa page "Fail Whale" — une baleine affichée aux utilisateurs en lieu et place du service quand les serveurs saturaient. Les événements mondiaux en temps réel (élections, Coupe du monde) suffisaient à faire tomber la plateforme. Je n'ai aucune information interne de Twitter de cette époque, mais clairement, Twitter n'avait pas trouvé de bonne stratégie pour garantir une qualité de service qui puisse suivre sa croissance.
Une stratégie classique sur Internet pour maîtriser cette croissance est l'ouverture par invitation, comme Gmail en 2004 et Dropbox en 2008. Elle permet à l'organisation de contrôler le rythme d'adoption en distribuant des invitations au fur et à mesure qu'elle déploie de nouveaux serveurs.
L'inférence des services d'agent conversationnel est surtout consommatrice de computation — les GPU — et tous les utilisateurs souhaitent utiliser à fond leur limite de tokens, surtout avec les AI code assistant. Anthropic souhaite lisser l'usage de leurs GPU dans le temps, dans le mois. C'est pour cela qu'elle définit des quotas sur 5h et par semaine. Ces quotas leur permettent de lisser et de contrôler davantage l'usage de leur infrastructure.
Estimation de Fermi du coût d'un abonnement Claude Max 5x
Je me suis lancé dans une estimation de Fermi pour estimer le coût brut d'un abonnement Claude Max 5x.
Mon estimation s'appuie sur le modèle Qwen3-235B-A22B comme point de comparaison, faute de données publiques sur l'architecture interne de Claude Sonnet. Précision méthodologique importante : les benchmarks officiels de Qwen (SGLang) mesurent (tokens_input + tokens_output) / temps — c'est donc un throughput mixte, pas uniquement de la génération.
En croisant ces benchmarks avec les résultats de GPUStack sur H100, et avec l'aide de Sonnet 4.6, j'estime qu'un serveur Scaleway "H100-SXM-8-80G — 128 vCPUs — 8 GPUs — 960 GB" loué à 16 810 € / mois peut traiter environ 20 à 40 milliards de tokens d'entrée par mois selon la longueur moyenne des prompts, soit approximativement 30 000 millions de tokens.
Si j'estime qu'un abonnement Claude Max 5x permet de traiter environ 400 millions de tokens d'entrée par mois pour Sonnet, un seul serveur H100-SXM-8-80G peut alors servir :
30 000 M tokens / 400 M tokens = 75 utilisateurs
Si je pars du principe que Scaleway marge à 20% le prix du serveur, cela donne un coût infrastructure par utilisateur de :
16 810 € × 0,8 / 75 = ~179 € par utilisateur par mois
Ce qui fait presque le double du prix d'un abonnement Max 5x.
Je suppose que la majorité des abonnés n'utilisent pas leur quota à fond, et qu'Anthropic optimise son infrastructure bien au-delà de ce qu'on peut estimer depuis des benchmarks publics. Partant de là, j'ai l'impression que le prix des abonnements couvre à peu près le coût de leur infrastructure.
L'offre API oblige Anthropic à provisionner des serveurs supplémentaires pour absorber les pics de charge et garantir une bonne qualité de service, et je pense que c'est pour cela que le prix au token est plus élevé via l'API.
Ceci n'est bien sûr que mon estimation personnelle. Si l'un d'entre vous dispose d'une meilleure approche ou de données plus fiables, n'hésitez pas à me la partager : contact@stephane-klein.info.
Est-ce qu'un abonnement Claude est réellement plus économique qu'un accès direct via l'API ?
Dans une note de juillet 2025, j'évoquais ne pas avoir trouvé d'information sur les limites de consommation de tokens de l'offre "Pro" de Claude.
J'avais observé empiriquement qu'avec mon usage de Claude Sonnet à l'époque, l'API directe était plus avantageuse qu'un abonnement Pro :
Entre le 30 mai et le 15 juillet 2025, j'ai consommé
$14,94de crédit. Ce qui est moindre que l'abonnement de 22 € par mois de Claude Pro.
En 2026, avec la forte augmentation de l'usage des AI code assistant de type Claude Code ou OpenCode, la consommation de tokens a explosé, ce qui change la donne.
Je me pose à nouveau la question suivante : « Est-ce que les abonnements sont maintenant réellement plus économiques que l'utilisation directe de l'API ? ».
Cette semaine, j'ai effectué de nouvelles recherches pour en savoir plus sur les limites des abonnements Claude et cette fois, j'ai trouvé dans ce thread Reddit des informations.
Dans cette article, l'auteur explique les résultats qu'il a trouvé par reverse engineering.
Attention, l'unité "credits" est différente de "tokens". La définition de crédit est donné un peu plus loin dans cette note.
Le plan 20× n'est pas aussi avantageux qu'on pourrait le croire. Sur le site d'Anthropic, toutes les mentions « 20× plus d'utilisation* » comportent cet astérisque gênant. Les limites de session de cinq heures sont bien 20× plus élevées qu'en Pro, mais la vraie question est : quelle quantité de travail peut-on en tirer ? La réponse est : seulement deux fois plus par semaine que le plan 5×.
En revanche, le plan 5× offre un excellent rapport qualité-prix. Il tient largement ses promesses. C'est le point idéal du tableau tarifaire. Vous obtenez une limite de session six fois plus élevée que Pro (et non cinq), et plus de huit fois la limite hebdomadaire (davantage que l'éponyme cinq).
Tier Credits/5h Credits/week Pro 550,000 (1×) 5,000,000 (1×) Max 5× 3,300,000 (6×) 41,666,700 (8.33×) Max 20× 11,000,000 (20×) 83,333,300 (16.67×) Comparés aux tarifs de l'API, tous les abonnements semblent fantastiques. Les estimations de valeur dans le tableau sont des bornes inférieures, car la mise en cache rend l'équivalent API effectif encore plus favorable (je l'expliquerai dans un moment). Dans tous les cas, si vous pouvez utiliser un abonnement plutôt que l'API, foncez.
Tier Price Credits/month Opus-rate tokens Equivalent API cost Pro $20 21.7M 32.5M in or 6.5M out $163 (8.1×) Max 5× $100 180.6M 270.9M in or 54.2M out $1,354 (13.5×) Max 20× $200 361.1M 541.7M in or 108.3M out $2,708 (13.5×)
Voici un autre avantage de l'abonnement versus l'API :
Les lectures de cache. Elles sont entièrement gratuites.
Cela rend la balance encore plus favorable aux abonnements. Dans une boucle agentique (par exemple Claude Code), le modèle effectue des dizaines d'appels d'outils par tour. Après chaque appel d'outil, le modèle est invoqué à nouveau. Lecture du cache sur l'intégralité du contexte. L'API facture 10% pour chaque lecture ; les abonnements ne facturent rien. Ça s'accumule vite, comme nous allons le voir dans un instant.
Les écritures de cache sont également moins chères : elles coûtent 1,25×/2× le prix d'entrée sur l'API, tandis que sur l'abonnement elles sont facturées au prix d'entrée normal. Chaque tour de conversation est écrit dans le cache avant de pouvoir être lu, ce qui a donc aussi son importance.
Voici le lien entre credit et tokens :
Ce sont les unités utilisées en interne pour suivre la consommation de votre abonnement. « Crédits » est mon nom arbitraire pour ça — ces valeurs n'apparaissent pas directement dans un champ de l'API, donc il n'y a pas de mot évident pour les désigner. Je trouve que « crédits » sonne bien.
Comment passe-t-on des crédits aux tokens ? Voici la formule :
credits_used = ceil(input_tokens × input_rate + output_tokens × output_rate)...et les valeurs à y insérer :
Modèle Crédits/token en entrée Crédits/token en sortie Haiku 2/15 = 0,133... 10/15 = 2/3 = 0,666... Sonnet 6/15 = 2/5 = 0,4 30/15 = 2 Opus 10/15 = 2/3 = 0,666... 50/15 = 10/3 = 3,333... Les valeurs spécifiques semblent assez arbitraires, mais les ratios entre elles reflètent la tarification de l'API : la sortie coûte 5× l'entrée, vous paierez 5× plus pour Opus que pour Haiku, etc.
Après la lecture de cet article, il est clair que je vais utiliser principalement un abonnement Claude plutôt que des tokens d'API. Cependant, l'accès à un LLM par abonnement est moins flexible qu'une OpenAI Chat Completions compatible API.
Par exemple, je ne peux pas connecter Open WebUI, LibreChat ou toute autre application qui nécessite un accès direct à un LLM.
Mi-janvier 2026, j'ai lu ce thread à propos d'un "hack" utilisé par OpenCode pour accéder directement à l'API Anthropic avec un abonnement Claude. Ça m'a donné l'idée de chercher des outils de type "proxy" capables d'exposer une OpenAI Chat Completions compatible API à partir d'un abonnement Claude.
En fouillant sur Reddit, dans ce thread, j'ai trouvé les projets suivants :
Je compte tester ces deux projets dans les semaines à venir.
Fin de la liste des notes.