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Journaux liées à cette note :

Enlever des couches : mon chemin de Make vers de simples scripts Bash #Doctrine, #dev-kit, #software-engineering, #mise

J'estime le temps de lecture de cette note à 10 minutes

Je profite d'une discussion entre deux amis au sujet de just et make pour partager mon point de vue et mes pratiques sur ce sujet.

Je tiens tout de suite à préciser que c'est un sujet qui me tient à cœur, parce qu'il m'irrite fortement : j'ai lutté pendant des années avec la mauvaise Developer eXperience de l'outil make dans mes projets, et je continue à voir tant de développeurs s'entêter à utiliser un outil dont la raison d'être est la résolution de dépendances basée sur les timestamps de fichiers — or, il me semble que cette fonctionnalité n'est probablement jamais utilisée, sauf dans les projets C ou C++.

Tout d'abord, je souhaite commencer par lister quelques éléments de complexité des makefile.

Quelques exemples de complexité accidentelle apportée par Make

  • Chaque ligne est un sous-shell indépendant et ça c'est super pénible, exemple :
# Le "cd" n'a aucun effet sur la ligne suivante
broken-cd:
	cd /tmp
	ls    # ← liste le répertoire original, pas /tmp

Une solution de contournement est d'utiliser des backslashes pour continuer la ligne, mais cela complique la lisibilité :

build:
    cd /tmp && \
    ls && \
    echo "done"
  • Par défaut, Make utilise sh et non pas bash ou zsh et ne supporte pas la construction [[ ]], les tableaux, etc qui cassent silencieusement. Exemple de code qui ne fonctionne pas :
check-env:
	@if [[ -z "$(ENV)" ]]; then \
		echo "ENV is not set"; \
		exit 1; \
	fi
	@echo "ENV = $(ENV)"
  • L'indentation du contenu des rules doit être une tabulation (pas des espaces)
  • Les $ doivent être doublés pour le shell, sinon make l'interprète, exemple :
greet:
	@MSG="Hello $(APP_NAME)" && \    # $(APP_NAME) → résolu par make ✓
	echo $$MSG                        # $$MSG → variable bash du sous-shell ✓
	@echo $(MSG)                      # $(MSG) → make cherche "MSG" → vide ! ✗

# Piège 3 : le $ doit être doublé pour bash, sinon make l'interprète
list:
	@for i in 1 2 3; do echo $$i; done   # ✓ correct
	@for i in 1 2 3; do echo $i; done    # ✗ make interprète $i → vide
  • Le préfixe "-" permet d'ignorer les erreurs d'une commande est une convention propre à makefile, sans équivalent dans Bash
clean:
	-rm -rf build/    # sans "-", make s'arrête si build/ n'existe pas
	-docker rmi $(APP_NAME)
  • Par défaut, make affiche chaque commande avant de l'exécuter. Pour le supprimer, il faut préfixer chaque ligne avec @ :
build:
    echo "Building..."      # affiche : echo "Building..." puis : Building...
    @echo "Building..."     # affiche seulement : Building...

Du coup, dans la pratique, on se retrouve à préfixer toutes les lignes avec @ :

deploy:
    @echo "Deploying..."
    @docker build -t myapp .
    @kubectl apply -f k8s/
  • Nécessité d'ajouter des .PHONY

Pourquoi tant de difficulté pour lancer de simples commandes ?

À chaque fois que je rencontrais des problèmes avec make, je culpabilisais. Je me disais que c'était de ma faute, que tout le monde utilisait make et qu'il devait y avoir une bonne raison. Je voyais bien que mon expérience de développeur (DX) était mauvaise, que je n'avais pas besoin de résolution de dépendance… mais je me disais que je devais utiliser make, et que mon erreur était de ne pas avoir pris le temps de lire sa documentation.
Alors je replongeais régulièrement dans les 16 chapitres de la documentation de make et je me demandais pourquoi je devais apprendre la syntaxe de make en plus de celle de bash. Et au final, je finissais même par détester Bash en plus de make.

Pourquoi tout cela était-il aussi compliqué, alors que je voulais seulement lancer de simples commandes et intégrer quelques conditions dans mes scripts ?

La recherche d'alternative

En 2018, la douleur des makefiles revenait souvent dans nos discussions en interne, au sein de mon équipe, et on cherchait régulièrement des alternatives. Parmi les pistes étudiées :

  • Task, en Golang, apparu en 2017 — je l'ai testé et ai fortement envisagé de l'adopter
  • Pydoit, en Python, démarré en 2008
  • Rake, en Ruby, lancé en 2003 — alors que je ne maîtrise pas le Ruby et que, par goût personnel, j'évite au maximum d'intégrer ce type de projet dans mes stacks
  • CMake, qu'un collègue avait exploré

Fin 2018, la prise de conscience

Fin 2018, je ne me souviens plus pour quelle raison, en parcourant le code source de Terraform, je suis tombé sur le dossier scripts/) de Terraform.

├── ...
├── Makefile
├── ...
├── scripts
│   ├── build.sh
│   ├── changelog-links.sh
│   ├── changelog.sh
│   ├── copyright.sh
│   ├── debug-terraform
│   ├── exhaustive.sh
│   ├── gofmtcheck.sh
│   ├── gogetcookie.sh
│   ├── goimportscheck.sh
│   ├── staticcheck.sh
│   ├── syncdeps.sh
│   └── version-bump.sh
└── ...

Et un fichier makefile minimaliste qui lance simplement des fichiers Bash :

$ cat Makefile
protobuf:
        go run ./tools/protobuf-compile .

fmtcheck:
        "$(CURDIR)/scripts/gofmtcheck.sh"

importscheck:
        "$(CURDIR)/scripts/goimportscheck.sh"

staticcheck:
        "$(CURDIR)/scripts/staticcheck.sh"

exhaustive:
        "$(CURDIR)/scripts/exhaustive.sh"

[...snip...]

Et, ce jour-là, je me suis senti très stupide d'avoir passé tant de temps à trouver une solution qui était en réalité très simple, à portée de main !

Je pense aussi que le fait que cette méthode ait été utilisée par Mitchell Hashimoto en personne, dans Terraform, m'a probablement donné une sorte d'autorisation d'utiliser cette approche.

J'ai compris que je pouvais simplement me passer de make.

2019 à 2026 : utilisation de simples scripts Bash

Suite à ma prise de conscience de fin 2018, j'ai appliqué un principe que je nomme "enlever des couches" : plutôt que d'ajouter une technologie pour résoudre un problème, réfléchir à ce que peut enlever pour réduire la complexité — et, par la même, peut-être supprimer le problème lui-même. C'est une vigilance consciente contre le biais cognitif du cargo cult : la tendance à reproduire des pratiques par habitude ou imitation, sans vraiment les comprendre ni les justifier.

En appliquant ce principe, il m'a semblé que je pouvais simplement enlever make — sans avoir à le remplacer par un outil tel que Task qui aurait été une couche supplémentaire dont je n'avais probablement pas besoin.

J'ai même pris conscience qu'en plaçant tous mes scripts dans un dossier ./scripts/, je bénéficiais nativement de l'autocomplétion de mes commandes par le filesystem — tout comme ce que proposait aussi make.

Par exemple :

  • make up devenait ./scripts/up.sh
  • make build devenait ./scripts/build.sh
  • make clean devenait ./scripts/clean.sh
  • etc.

Et surtout, je pouvais désormais pleinement me concentrer sur ma maîtrise de Bash pour améliorer l'expérience de développeur (DX) de mes kits de développement.

L'astuce du cd automatique

Pour exécuter ces commandes sans se préoccuper du dossier courant, j'ai ajouté la ligne suivante au début de chaque script :

cd "$(dirname "$0")/../"

Cela permet de lancer ./scripts/up.sh depuis la racine du projet comme depuis un sous-répertoire (cd subproject && ../scripts/up.sh), et le script s'exécutera toujours depuis le dossier parent de scripts.

Voici le boilerplate code qu'utilise la quasi-totalité de mes scripts :

#!/usr/bin/env bash
set -e

cd "$(dirname "$0")/../"

...

Mais "make" est un standard ?

L'argument revient souvent : « make est un standard, tout le monde le connaît, un nouveau contributeur saura immédiatement quoi faire. ».

Seulement voilà : la partie « standard » de make, celle que tout le monde utilise réellement, c'est make <target> — et c'est exactement ce que fait ./scripts/<target>.sh, sans syntaxe supplémentaire, sans pièges de tabulations, sans résolution de dépendances par timestamps dont on ne veut probablement pas.

Il me semble que cet argument touche au cargo cult : on place un Makefile à la racine du projet par habitude, sans vraiment tirer parti des capacités qui justifient l'existence même de make.

De plus, si l'on parle de standard, bash est probablement au moins aussi universel que make. Et écrire un script bash est sans doute plus accessible pour un développeur que d'apprendre les subtilités du makefile ($ doublés, sous-shells, .PHONY, @, -, etc.).

Il me semble donc que l'argument du "standard" est légitime — mais mon choix de ne plus utiliser make n'est pas un obstacle pour autant : si ./scripts/up.sh est clairement documenté dans le README, je pense que n'importe quel développeur comprendra sans difficulté son usage et sa fonction. Pas besoin de connaître make pour exécuter un script bash dont le nom est explicite.

Retour d'expérience : 4 ans, de 2 à 10 développeurs

J'ai utilisé cette méthode avec succès pendant 4 ans, en passant de 2 à 10 développeurs, sans que j'aie constaté de friction. À ma connaissance, personne n'a eu de difficulté avec ce système d'exécution des scripts et, il me semble, personne ne m'a suggéré de les remplacer par autre chose.

Et Just, alors ?

J'ai découvert just en 2022, puis je l'ai vu gagner en popularité à partir de 2023 (199 commentaires sur HackerNews) :

J'ai failli me laisser tenter. Mais je n'avais aucune douleur avec mes scripts, j'étais pleinement satisfait — et conformément au principe d'enlever des couches, ajouter une couche supplémentaire n'avait aucun intérêt.

D'autre part, just est riche en fonctionnalités et sa documentation est déjà importante : il me semble que c'est beaucoup à apprendre pour un outil dont je n'ai pas besoin.

Et puis j'ai craqué pour Mise Tasks

Je suis un grand utilisateur de Mise et dernièrement ce projet a ajouté la fonctionnalité Tasks. Et au grand désespoir de mon ami Alexandre — qui me fait régulièrement remarquer cette contradiction —, j'ai craqué, j'ai commencé à utiliser cette fonctionnalité en janvier 2026. Je n'ai pas d'argument solide à avancer ; sans doute un mélange de curiosité et d'affection pour Mise.

Contrairement à just, la fonctionnalité task de Mise reste minimaliste et est compatible avec mon paradigme : le if dans l'exemple ci-dessous est du Bash standard — pas besoin de $$, de \, de sous-shells par ligne. J'écris du Bash et rien d'autre.

D'autre part, Mise est déjà au cœur de mes development kit, je l'utilise à depuis 2023 à la place de Asdf pour installer du tooling de développement. Depuis 1 an, j'ai remplacé direnv par Mise. Par conséquent, ce n'est pas une dépendance en plus à ajouter à mes projets.

Mise task supporte trois syntaxes pour définir des tasks.

Dans le fichier .mise.toml, en ligne simple :

[tasks.build]
run = "pnpm run build"

Ou en bloc multiligne :

[tasks.clean]
run = """
if [ "$1" = "--with-lint" ]; then
  mise run lint
fi
pnpm run test
"""

Ou alors, via des scripts dans le dossier mise-tasks/, par exemple mise-tasks/build :

#!/usr/bin/env bash
#MISE description="Build the web application"
pnpm run build

Voici un extrait de Mise tasks mises en œuvre dans un vrai projet :

$ mise task
Name                           Description
build-cli                      Build the sklein-devbox CLI application
build-image                    Build the sklein-devbox container image
[...snip...]
up                             Start the devbox container

Le code source est consultable ici : https://github.com/stephane-klein/sklein-devbox/blob/main/.mise.toml

C'est important pour moi de préciser que j'ai bien conscience que Mise Tasks est une couche de plus — et que ça contredit ma doctrine « enlever des couches ».
Dans un projet d'équipe, je partirais par défaut sur des scripts Bash simples, sans Mise task. Je n'intégrerais Mise task que s'il y a un consensus fort de l'équipe — et je ne l'imposerais pas.

Remerciements

Je remercie mes deux amis de m'avoir motivé à écrire cette note — c'est un sujet que je souhaitais traiter depuis 2019 (j'avais même créé une issue à ce sujet dans mon ancien backlog).

J'ai découvert Adminer, alternative à PhpMyAdmin et je me suis intéressé à OPCache #php, #mysql, #WebDev, #JaiDécouvert

En travaillant sur un playground d'étude de Podman Quadlets, dans le README.md de l'image Docker mariadb, #JaiDécouvert le projet Adminer (https://www.adminer.org) qui semble être l'équivalent de PhpMyAdmin, mais sous la forme d'un fichier unique.

Je découvre aussi que contrairement à PhpMyAdmin, Adminer n'est pas limité à Mysql / MariaDB, il supporte aussi PostgreSQL.

En regardant le dépôt GitHub d'Adminer, je découvre que le gros fichier PHP de 496 kB est le résultat de la concaténation de nombreux fichiers php.
Ça me rassure, parce que je me demandais comment l'édition d'un fichier unique de cette taille pouvait être humainement gérable.

Je trouve astucieux ce mode de déploiement d'un projet PHP sous forme d'un seul fichier qui me fait penser à la méthode Golang. Cependant, je me pose des questions sur la performance de cette technique étant donné que PHP fonctionne en mode process-per request (CGI), ce qui signifie que ce gros fichier PHP est interprété à chaque action sur la page 🤔.

En creusant un peu le sujet avec Claude Sonnet 4.5, je découvre que depuis la version 5.5 de PHP, OPCache améliore significativement la vitesse des requêtes PHP, sans pour autant atteindre celle de Golang, NodeJS, Python ou Ruby qui utilisent des serveurs HTTP intégrés. La consommation mémoire reste supérieure dans des conditions d'implémentation comparables.
Avec OPCache, Adminer semble rester performant malgré l'utilisation d'un fichier unique.

Journal du dimanche 09 mars 2025 à 10:37 #desktop, #asCode, #linux-desktop

Je viens de publier le playground suivant : qemu-fedora-workstation-playground.

Je suis particulièrement satisfait d'avoir mis en place ce playground, car il concrétise plusieurs objectifs que je m'étais fixés depuis longtemps :

Finalement, la solution était assez simple à mettre en place et elle est très performante.

Ma VM Fedora Workstation affiche l'écran d'ouverture de session GNOME Display Manager en moins de 19s.

Voici une traduction en français de qemu-fedora-workstation-playground.

Voici les dépendances à installer :

$ sudo dnf install -y \
    qemu-system-x86 \
    qemu-system-common \
    qemu-img \
    qemu-img-extras \
    cloud-utils \
    mesa-dri-drivers \
    libguestfs-tools

Pour simplifier, la méthode que je présente est basée uniquement sur QEMU.

Je télécharge la version 41 de Fedora dans sa version "cloud" :

$ wget https://download.fedoraproject.org/pub/fedora/linux/releases/41/Cloud/x86_64/images/Fedora-Cloud-Base-Generic-41-1.4.x86_64.qcow2 -O fedora-41-base.qcow2

À partir de cette image de base, je crée une image de type couche (layer) que j'utilise pour effectuer mes opérations sur la machine virtuelle. Cette approche me permet de revenir facilement en arrière (rollback) en cas de problème, annulant ainsi les modifications apportées à la VM.

$ qemu-img create -f qcow2 -b fedora-41-base.qcow2 -F qcow2 fedora-working-layer.qcow2
$ ls -s1h *.qcow2
469M fedora-41-base.qcow2
196K fedora-working-layer.qcow2

Je prépare un fichier cloud-init qui permet de configurer le mot de passe et ma clé SSH :

$ cat <<'EOF' > cloud-init.yaml
#cloud-config
users:
  - name: fedora
    plain_text_passwd: password
    lock_passwd: false
    shell: /bin/bash
    sudo: ALL=(ALL) NOPASSWD:ALL
    ssh_authorized_keys:
      - ssh-rsa AAAAB3NzaC1yc2EAAAADAQABAAACAQDEzyNFlEuHIlewK0B8B0uAc9Q3JKjzi7myUMhvtB3JmA2BqHfVHyGimuAajSkaemjvIlWZ3IFddf0UibjOfmQH57/faxcNEino+6uPRjs0pFH8sNKWAaPX1qYqOFhB3m+om0hZDeQCyZ1x1R6m+B0VJHWQ3pxFaxQvL/K+454AmIWB0b87MMHHX0UzUja5D6sHYscHo57rzJI1fc66+AFz4fcRd/z+sUsDlLSIOWfVNuzXuGpKYuG+VW9moiMTUo8gTE9Nam6V2uFwv2w3NaOs/2KL+PpbY662v+iIB2Yyl4EP1JgczShOoZkLatnw823nD1muC8tYODxVq7Xf7pM/NSCf3GPCXtxoOEqxprLapIet0uBSB4oNZhC9h7K/1MEaBGbU+E2J5/5hURYDmYXy6KZWqrK/OEf4raGqx1bsaWcONOfIVXbj3zXTUobsqSkyCkkR3hJbf39JZ8/6ONAJS/3O+wFZknFJYmaRPuaWiLZxRj5/gw01vkNVMrogOIkQtzNDB6fh2q27ghSRkAkM8EVqkW21WkpB7y16Vzva4KSZgQcFcyxUTqG414fP+/V38aCopGpqB6XjnvyRorPHXjm2ViVWbjxmBSQ9aK0+2MeKA9WmHN0QoBMVRPrN6NBa3z20z1kMQ/qlRXiDFOEkuW4C1n2KTVNd6IOGE8AufQ== contact@stephane-klein.info
ssh_pwauth: true
EOF
$ cloud-localds cloud-init.img cloud-init.yaml

Lancement de la VM avec :

  • accélération graphique
  • configuration d'une interface réseau virtuelle avec la redirection d'un port ssh
  • partage d'un dossier entre l'hôte et la VM
$ qemu-system-x86_64 \
    -m 8G \
    -smp 4 \
    -enable-kvm \
    -drive file=fedora-working-layer.qcow2,format=qcow2 \
    -device virtio-vga-gl \
    -display gtk,gl=on \
    -nic user,hostfwd=tcp::2222-:22 \
    -drive file=cloud-init.img,format=raw \
    -fsdev local,id=fsdev0,path=$(pwd)/shared/,security_model=mapped-file \
    -device virtio-9p-pci,fsdev=fsdev0,mount_tag=host_share

Cette VM est accessible via ssh, comme avec Vagrant :

$ ssh-keygen -R "[localhost]:2222"
$ ssh -o StrictHostKeyChecking=no -p 2222 fedora@localhost
Warning: Permanently added '[localhost]:2222' (ED25519) to the list of known hosts.
[fedora@localhost ~]$

Et voici comment à partir de la VM je peux monter le dossier partagé :

[fedora@localhost ~]$ sudo mkdir -p /mnt/host_share
[fedora@localhost ~]$ sudo mount -t 9p -o trans=virtio,version=9p2000.L host_share /mnt/host_share
[fedora@localhost ~]$ ls /mnt/host_share/ -lha
total 0
drwxr-xr-x. 1 fedora fedora 16 Mar  9 11:44 .
drwxr-xr-x. 1 root   root   20 Mar  9 11:45 ..
-rw-r--r--. 1 fedora fedora  0 Mar  9 11:44 .gitkeep

J'ai ensuite lancé les commandes suivantes pour installer les packages pour avoir une Fedora Workstation :

$ sudo localectl set-keymap fr-bepo # J'utilise un clavier Bépo
$ sudo dnf update -y
$ sudo dnf install -y @gnome-desktop @workstation-product gnome-session-wayland-session
$ sudo systemctl set-default graphical.target
$ sudo reboot

Et voici le résultat :

Je vais pouvoir intégrer cette méthode à https://github.com/stephane-klein/dotfiles afin de développer et tester mes scripts d'installation chezmoi dans un environnement contrôlé et reproductible, garantissant un comportement déterministe. Desktop configuration as code 🙂.

Le qemu-fedora-workstation-playground contient des scripts pour automatiser les opérations présentées :

Je pense que cette méthode pourra remplacer Vagrant dans plusieurs de mes projets.

Je découvre Fastlane #JaiDécouvert, #iOS, #Android, #MobileDev, #InfrastructureAsCode

Je viens de découvrir le projet Fastlane (https://fastlane.tools/).

fastlane is the easiest way to automate beta deployments and releases for your iOS and Android apps. 🚀 It handles all tedious tasks, like generating screenshots, dealing with code signing, and releasing your application.

source

Je pense que c'est l'outil qui me manquait pour suivre le paradigme configuration as code dans mon "Projet 17 - Créer un POC de création d'une app smartphone avec Capacitor".

Il supporte Android et iOS.

Ce projet a commencé en 2014 par Felix Krause et repris par Google en 2017 : « fastlane is joining Google - Felix Krause ».

Mais, je découvre que Google semble avoir arrêter de financer le développement du projet en 2023 : Google is no longer sponsoring Fastlane | Hacker News.

Depuis, le projet semble être toujours actif avec de nombreuses release : https://github.com/fastlane/fastlane/releases.

Fonctionnalités de Fastlane qui m'intéressent tout particulièrement :

Fastlane permet aussi d'automatiser de nombreuses autres tâches que je n'ai pas encore pris le temps d'explorer : https://docs.fastlane.tools/actions/.


Installation de Fastlane avec Mise que j'ai testée sous Fedora et MacOS :

[tools]
ruby = '3.1.6' # for fastlane
fastlane = "2.226.0"

[alias]
fastlane = "https://github.com/mollyIV/asdf-fastlane.git"

(Toujours aussi pénibles ces outils développés en Ruby 😔)

À noter que sous MacOS j'ai dû lancer :

$ mise install -f fastlane

Parce que lors du premier lancement de mise install, j'ai l'impression qu'il a essayé d'installer fastlane avec l'instance ruby native de l'OS.

J'ai cherché s'il existe une option pour préciser que fastlane doit utiliser ruby installé par Mise, mais je n'ai pas trouvé.


17:05 - Solution pour contourner le problème mentionné ci-dessus :

$ mise install ruby
$ mise install

Pourquoi faire un refactoring de Nuxt.js vers HTMX ? 🤔 #WebDev, #htmx, #django, #Nuxt, #SvelteKit

En étudiant l'annonce Développeur(se) back-end en CDI de Brief.me j'ai été intrigué par :

Migrer notre front-end existant de Nuxt.js vers HTMX.

Je me suis demandé quelle est la motivation de passer d'un framework de type Nuxt.js, NextJS ou SvelteKit à htmx 🤔.

J'utilise SvelteKit depuis deux ans, qui est comparable Nuxt.js, principalement en mode SSR avec Hydration, et je suis totalement satisfait. Ma Developer eXperience est excellente. Je trouve ce framework minimaliste, conforme au principe Keep it simple, stupid! (KISS), et performant.

Après réflexion, j'ai réalisé que mon expérience de développeur (DX) serait moindre si j'héritais d'un backend codé dans un langage autre que Javascript : Python, PHP, Ruby, Golang

Et Brief.me semble être dans ce cas de figure :

Je me suis connecté à mon compte Brief.me et en regardant ce que me retourne Wappalyzer, je constate que le site est effectivement propulsé par Nuxt.js, VueJS.

En regardant ce qu'il se passe dans l'onglet Réseau de mon navigateur, je constate que https://app.brief.me est un site web de type SPA. Le contenu des articles est chargé via l'api https://www.brief.me/api/ qui est propulsée par Django REST framework.

Si je résume, la stack est la suivante : PostgreSQL => Django => Django REST framework <=> Nuxt.js => Rendu HTML via VueJS.

Je suppose que ce qui motive la migration de Nuxt.js vers HTMX est la suppression de couches.
Plus précisément, je suppose que l'équipe tech de Brief.me souhaite supprimer les couches suivantes :

Et utiliser simplement le système de template de Django en SSR pour afficher le contenu des articles et implémenter les quelques éléments dynamiques côté browser avec HTMX.
De mon point de vue, ceci a pour avantage de largement simplifier la stack, de simplifier le déploiement et d'accélérer le chargement des pages.

Ma conclusion : la librairie HTMX semble être un choix très pertinent quand elle est utilisée dans une stack non NodeJS.

Journal du mardi 27 août 2024 à 14:30 #JaimeraisUnJour, #idée

Quelques mots au sujet de kamal. Encore une fois, une oeuvre de David Heinemeier Hansson (DHH de Basecamp) ❤️.

https://kamal-deploy.org/

J'aime beaucoup la doctrine de DHH et c'est tout naturellement que kamal me plait.

Cependant, un bémol : je commence à me lasser des projets d'outillage développés en Ruby. Cette approche me semble un peu dépassée. À mon avis, Golang est bien mieux adapté pour ce type d'outil, ne serait-ce que parce qu'un outil développé en Golang peut être distribué sous la forme d'un simple binaire.

#JaimeraisUnJour créer un clone de kamal en Golang. Peut-être que je l'appellerai "Gamal" 🤔. #idée